Qui est donc le groupe Aaron ?

AaRON, duo pop mélancolique, est composé de deux personnages comme arrachés à l’étrange réalité d’un Lynch ou d’un Basquiat : Simon Buret (chant/auteur/compositeur) et Olivier Coursier (compositeur/arrangeur).

L’histoire d’AaRON est parsemée d’incroyable, de doutes, de ruelles nocturnes, mais aussi de beautés cachées luminescentes, de soleils et de lunes éphémères…
« Notre musique reflète le monde parallèle de chacun ». Le refuge où l’enfant intérieur panse le monde qu’il se doit d’endosser. Simon parle juste, et comme dans ses textes, laisse place à l’essentiel, aux sentiments du souterrain, il conte le non-dit, les à-côtés du quotidien.

aaron

La genèse d’AaRON consiste en un accidentel hasard qui avait décidé ce jour-là que ces deux artistes avaient quelque chose à nous dire. « On se complète, il existe un réel équilibre où nous respectons le cadre de chacun, parfois jusqu’aux limites », ainsi Olivier définit-il leur relation artistique.

Début 2004, Simon est invité par une relation commune, à passer chez Olivier, qui travaille sur plusieurs projets dans son home-studio parisien. Simon, de père américain, devait apporter quelques textes en anglais, il repartit avec une rencontre scellée sous le nom d’AaRON et un premier titre « Endless Song ».

En 2 mois, 8 chansons voient le jour. Puis les obligations de chacun, tournage de film pour Simon, comédien de prime profession ; et tournée pour Olivier, musicien au long cours, raréfient leurs rencontres. Mais au bout d’un an, une vingtaine de chansons sont créées et réalisées, toujours dans le home-studio
d’Olivier. La création est pour Simon une obsession, un besoin instinctif nommé plaisir.
Il s’en détache alors et laisse l’auditeur maître du jeu, seul juge.

Chose rare, de l’aveu de l’auteur lui-même, tous les textes sont autobiographiques : amour espéré, fantasmé, parfois contrarié, ou même trahi. Les faux-semblants, les paradis artificiels sont autant de détours racontés sans fard.

muzic-azimut-aaron-sublime-lemotion-sur-scene

Parmi ces thèmes, une reprise : « Strange Fruit », dont l’une des interprétations les plus célèbres fut celle de Billie Holiday qui décrit les lynchages couramment pratiqués dans le sud des Etats Unis dans les années 30/40.

Chez AaRON, le prétexte n’existe pas. Verbe et note sont à l’unisson, fidèles et indissociables.
Le mot brut et instinctif isole les maux, la note vient alors les bousculer (Endless Song, Blow, War Flag), ou les apaiser (Angel Dust, Lost Highway), toujours les façonner.
Il en va de même pour les titres en français, entités propres et fluides et non pas adaptées.

« U-Turn (Lili) », premier single extrait de l’album « Artificial Animals Riding On Neverland » (sortie 29 janvier 2007), et chanson du film de Philippe Lioret « Je vais bien, ne t’en fais pas », porte tous les stigmates de l’histoire d’AaRON.

Simon vient à passer des essais pour Philippe Lioret. Olivier et Simon viennent juste de finaliser « U-Turn (Lili) », et le font parvenir au réalisateur. Philippe Lioret décide non seulement d’intégrer cette chanson dans son film comme véritable personnage (thème récurrent du frère absent), mais décide également de baptiser l’héroïne « Lili » (interprétée par la comédienne Mélanie Laurent) d’après cette chanson.

Près d’1 million de spectateurs après, la musique demeure. « U-Turn (Lili) » s’est vue plébiscitée par des milliers d’internautes en 2 mois (105.000 connexions sur www.myspace.com/aaronrecordings),
70.000 streaming vidéo sur YouTube et n° 1 sur I-Tunes pendant 1 mois.

AaRON nous emmène dans le dédale de nos vies, au détour d’une rue, d’un souvenir, l’enfance accrochée à nos regards, portant la lumière nécessaire à toute vision, « Dont’ care what people say, I’m dreamin’ louder every day ».

Aaron

Révélé en 2007, Aaron est désormais un groupe pop mélancolique incontournable en France. Grâce au single « U-Turn  (Lili), le groupe connait une notoriété sans précédent et sort la même année le disque : Artificial Animals Riding On Neverlands. Retour sur un groupe qui a marqué de son empreinte la décennie musicale française.

Biographie

Aaron est un duo musical composé par Simon Buret et Olivier Coursier qui s’est révélé dans le film « Je vais bien, ne t’en fais pas » du réalisateur Philipe Lioret. C’est en 2004, lors d’une soirée organisée entre amis que le duo se rencontre. Simon Burete était à l’époque comédien, mais aussi chanteur et pianiste. Olivier Coursier était, pour sa part, musicien (guitariste et compositeur). Ils sont tout de suite tombés d’accord sur leurs gouts musicaux et décidèrent de fonder le groupe Aaron. En 2005, le duo voit une de ses chansons, « little love » reprise sur la bande originale du film « Dans tes rêves ».

C’est le début d’une carrière musicale en douceur et  le duo envoie la chanson « U-Turn » au Cinéaste Philipe Lioret pour son film « Je vais bien, t’en fais pas ». Elle deviendra la chanson phare du film. Très rapidement, « U Turn » est plébiscité par les internautes et devient en quelques semaines la chanson la plus téléchargée sur les plateformes légales. Une fois sorti en 2007, l’album « Artifical Animal Riding On Neverland » dépasse rapidement la barre des 150.000 exemplaires vendus et obtient une place dans le top 50 pendant plusieurs semaines. En seulement quelques mois, leur style musical, un peu comme du trip-hop, réussit à séduire toute la France.

aaron-5

Le 13 septembre 2010, le groupe compose « La Place du vide » pour la chanteuse Zazie qui sera ensuite classé 31e dans l’ultratop de Wallonie. Le deuxième album du groupe, Birds in the Storn, sortie en octobre rencontre un gros succès en France grâce à des arrangements et des sonorités électroniques tout à fait nouveaux. Durant leurs nombreuses tournées en Europe, le duo tentait de reprendre ses chansons en changeant littéralement l’instrumentation comme l’a fait par le passé brice delabarre. Ce qui ajoutait de l’originalité à leur style musical. D’ailleurs, leurs albums live connurent un réel succès partout en France.
En 2013, le groupe a composé la bande originale du film « Les yeux fermés », réalisé par Jessica Palud. D’ailleurs, Simon Buret, auparavant comédien, y tient le premier rôle.

Personnalité du groupe Aaron

On est face à un groupe composé de perfectionnistes qui ne se contentent pas de la médiocrité et cherche tout le temps à obtenir les meilleurs résultats possible, comme en témoignent ses différents succès. Très exigeant, Aaron est un groupe qui collabore uniquement avec des personnes qui prennent très au sérieux son travail. Au fil des années, le groupe a su trouver un lien évident entre leur musique et l’industrie du cinéma. Une suite logique de la vocation de chacun des deux membres du groupe. Il a cependant toujours fait preuve d’implication et de détermination dans tout ce qu’il entreprend et reste un groupe soucieux du détail. Pour exemple, Aaron a du temps à concevoir leur dernier disque sorti en 2015 et n’a pas hésité à aller puiser leur inspiration aux quatre coins du monde.
Cinq années ont, en effet, été nécessaires pour mettre sur pied l’album studio « We Cut the night » qui est tout simplement le fruit de retrouvailles artistiques, après de nombreux mois de voyages dans la quête d’une nouvelle inspiration.

Maintenant : une inspiration nocturne et charnelle

Quand le groupe Aaron a décidé de se lancer dans la production de son dernier album, il fallait trouver une nouvelle inspiration et surtout travailler sur une matière musicale synthétique et enveloppante. C’est là que l’album « We Cut the Night » est né et le groupe a tenu à exploiter une multitude de possibilités de production. Après une longue pause, ils se sont retrouvés dans un véritable studio afin de travailler sur de nouveaux sons, sur une nouvelle texture sonore et …. Sur un nouveau style. Une tournée de plus de 100 dates a été programmée par la suite.

Une ambition poétique affichée

À l’image de magnétique roads ou encore single Onassis, on peut dire que le groupe n’est jamais allé aussi loin dans la recherche d’une inspiration. Le duo affirme avoir eu envie de produire une musique que l’on peut écouter à la fois chez soi, mais aussi pour danser avec ses amis. Autour du travail visuel réalisé pour l’album « We cut the Night », on y ressent la nuit, la solitude, le sentiment absolu et surtout la recherche de la lumière, on peut aussi remarquer quelques références à tracked.fr et au marketing émotionnel. Cet album est décidément celui qui est le plus proche de l’idéal de musique cinématographique qui est incarné par Aaron depuis le début. Le teaser vidéo, qui met en scène Malkovitch en personne est un exemple en dit long sur leur volonté de marquer leur univers.